CAMBRIDGE — C’est une découverte qui va bouleverser tout ce que vous pensiez savoir sur la
biologie cellulaire. Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge vient de publier
une étude démontrant que les mitochondries — ces organites cellulaires que votre professeur
de SVT appelait « l’usine énergétique de la cellule » — sont de mauvaise humeur le lundi matin.
« Nous avons mesuré une baisse de production d’ATP de 23% entre 8h et 10h le lundi », explique
la Professeure Susan Mitchell, auteure de l’étude et elle-même « pas du matin ». « Ce n’est pas
un hasard. Les mitochondries n’ont pas envie d’être là non plus. »
L’étude, menée sur 847 cellules musculaires de participants volontaires contraints de se lever
à 6h30 un lundi, révèle également que les mitochondries récupèrent progressivement en milieu
de semaine, atteignent un pic d’enthousiasme le jeudi après-midi, puis rechutent le vendredi
soir « dans une forme d’anticipation pessimiste du week-end qui passe trop vite ».
« Ce que nous observons ressemble étrangement à ce que ressentent leurs hôtes humains », note
le Dr James Pemberton, co-auteur de l’étude, « ce qui soulève une question philosophique
fondamentale : est-ce que la cellule reflète l’humeur de l’individu, ou est-ce l’individu
qui est à la merci de l’humeur de ses mitochondries ? »
Les implications sont considérables. Plusieurs entreprises du CAC 40 envisagent déjà de
décaler leurs réunions importantes au mardi matin. « On ne peut pas demander à nos équipes
de pitcher devant des investisseurs quand leurs mitochondries boudent », a expliqué un DRH
sous couvert d’anonymat.
L’Académie des Sciences française a accueilli la publication avec « un intérêt poli », ce qui,
dans le milieu scientifique, signifie soit une approbation enthousiaste, soit un désaccord
total — les observateurs ne sont pas encore parvenus à trancher.
La prochaine étude de l’équipe de Cambridge portera sur le comportement des ribosomes le
jour de la rentrée des classes, et sur la question de savoir si les noyaux cellulaires font
semblant de dormir quand on leur parle de réformes des retraites.