PARIS — Une étude publiée ce jeudi dans la revue scientifique « Journal of Domestic Microbiology
and Paranoia » révèle ce que beaucoup suspectaient depuis longtemps : les bactéries présentes
dans votre éponge de cuisine ne sont pas là par hasard. Elles complotent.
« Nous avons observé des comportements de coordination extrêmement sophistiqués », explique le
Professeur Heinrich Schmutz, microbiologiste à l’Université de Genève et auteur principal de
l’étude. « Quand vous lavez votre assiette, elles font semblant de partir. Puis elles reviennent.
C’est un niveau de malice que nous n’avions jamais documenté. »
L’équipe de chercheurs a passé 4 ans à filmer des éponges de cuisine en caméra infrarouge.
Les images sont troublantes. On y voit clairement des colonies entières se réorganiser dès que
leur propriétaire quitte la cuisine, formant des structures que les scientifiques ont baptisées
« conseils de guerre bactériens ».
« Elles attendent que vous ayez faim », précise le Dr Schmutz, visiblement marqué par ses années
de recherche. « C’est là qu’elles frappent. Le lendemain de raclette, typiquement. »
Parmi les comportements documentés : des bactéries qui migrent délibérément vers la zone
« propre » de l’éponge, d’autres qui s’organisent pour résister au micro-ondes en se cachant
au centre, et une colonie entière qui a réussi à survivre à trois passages en machine à laver
« par pure spite », selon les chercheurs.
Face à ces révélations, le gouvernement français a annoncé la création d’un Haut Commissariat
à la Surveillance des Éponges Domestiques (HCSED), doté d’un budget de 47 millions d’euros.
« Nous prenons la menace très au sérieux », a déclaré le ministre concerné, qui a refusé de
préciser lequel il était.
Le fabricant Spontex a pour sa part démenti tout lien avec les bactéries. « Nos éponges sont
neutres », a-t-il indiqué dans un communiqué. « Ce qui se passe dedans ne nous regarde pas. »
Conseils pratiques : changer votre éponge toutes les semaines, ne jamais lui parler, et surtout
ne pas la regarder dans les yeux.